Retour au calme à Tinzaouatine, dans l'extrême sud algérien.

Cette localité limitrophe du Mali, à 2500 km d'Alger, a été secouée lundi par de violents heurts entre des manifestants et des gendarmes, qui ont fait un mort parmi les manifestants et des blessés.

Des heurts provoqués par la construction d'une clôture en barbelé le long de l'oued passant à la lisière de la ville de Tinzaouatine.

La clôture est destinée à contrer d'éventuelles attaques et infiltrations de groupes terroristes depuis le Mali.

Le ministère de la défense a démenti l'implication de l'armée dans la mort du manifestant.

Il a annoncé l'ouverture d'une enquête à ce sujet.

Selon les habitants de la localité, la clôture les prive non seulement de l'accès à l'eau et au pâturage mais elle sépare également des familles situées des deux côtés de la frontière algéro-malienne.

Les organisations de la société civile ont soulevé ce problème il y a une semaine dans une lettre adressée au préfet de Tamanrasset dont Tinzaouatine.

Un mois auparavant, sept députés de la région de Tamanrasset, d'Adrar et d'Illizi qui ont des frontières avec le Mali, le Niger et La Libye ont demandé au premier ministre Abdelaziz Djerad de revoir le plan des zones fermées par des barbelés, de mettre en place des passages pour les éleveurs et les agriculteurs et de faciliter l'accès à la ressource hydrique.

Pour ces parlementaires, les stratégies sécuritaires des régions frontalières doivent être en adéquation avec l'avis des populations qui vivent dans ces zones.